Mélanie au goût de vanille
Par Sergio le jeudi, octobre 26 2006, 15:24 - Meetic, tu connaîtras - Lien permanent
Elle vient de sonner. Elle est là, derrière la porte. Je tourne sur moi-même pour voir si tout est nickel, j'attends quelques secondes et je file lui ouvrir la porte. Elle m'a dit avoir oublié ses clopes chez moi. Une bonne raison de venir chercher ce qu'elle n'avait pas trouvé la première fois...
Mélanie était du genre souriante, plutôt allumée, et un peu trop étudiante à mon goût bien que déjà très féminine (ce n'est pas incompatible). Elle était sensible ; non pas au premier pigeon écrasé sur la route mais plutôt sensible à ce qu'on lui disait, ça se sentait. Avec elle aucun sujet ne rimait avec indifférence, et ça, j'y étais sensible. Nous nous étions vus la première fois chez moi, après une courte discussion sur Meetic, le feeling avait dû passer. Paradoxalement rien ne s'était passé et, à défaut de savoir ce qu'elle cherchait vraiment, je n'étais pas contre bêtement sympathiser.
La suite de l'histoire diffère quelque peu. Bah oui, elle avait oublié ses clopes je vous rappelle, et m'avait prévenu de pas repartir sans m'avoir embrasser. Wow, en voilà une qui prend les choses en main ! Les dés étaient jetés et j'allais être le grand gagnant ! Je savais qu'en ouvrant cette porte tout allait m'être facile ; j'avais droit à mon quart d'heure américain et allais pouvoir profiter d'une séduction inversée. Quelle cruauté d'attendre la voir se rapprocher vers moi ! C'était le jeu, et le jeu en valait la chandelle. Si je n'avais pas joué les cartes en main, je n'aurais jamais senti son coeur battre aussi fort une fois le sien collé au mien. De toute ma vie je n'avais jamais senti de pulsations cardiaques aussi fortes ; son sein gauche bousculait mon torse à intervalle lent et brutal, c'était inouï. Quel plaisir ! Quel plaisir de savoir que l'être d'en face était presque en état de choc, le corps réceptif et à point. Des messages nerveux lui affluaient de partout ; des frissons lui parcouraient le corps tout entier ; son coeur tempérait le craquellement de sa peau déjà toute hérissée ; son chemisier bougeait tout seul et son regard fuyait le mien. Elle était mûre, prête à tomber de l'arbre pour être cueillie. Et pomme que j'étais je ne pouvais que la déguster...
Nos lèvres se touchent et s'enchevrêtrent. Respectivement nos lèvres inférieures se plient et se glissent entre nos bouches ; on se les mordille. Elle cherche ma langue, je cherche la sienne. Ma langue se montre et lèche les contours de sa bouche, délicatement. Je la serre à la taille, ma main sur le haut de sa fesse, elle ferme les yeux et se rapproche un peu plus. Son coeur bat toujours très fort et le mien s'emballe à son tour. Ouf, je suis humain ! Sa main droite frôle et sert mon bras. Elle veut toucher mon corps, mes muscles, ma peau. Ses doigts descendent le long de mon torse et les miens le long de son cul légèrement bombé. Le quart d'heure d'américain debout est fini. Je la pousse doucement. Je veux qu'on s'asseye, sa bouche collée à la mienne. On a tellement à partager sur un canapé Ikea.
Ca y'est elle est partie, je ne pourrai plus l'arrêter, son corps épouse le mien et son coeur bat normalement. On est mieux allongés et sans ses bottes aux pieds. Tout deux torses nus on se caresse doucement à tour de rôle. Je lui ôte le bas et la doigte doucement, progressivement. Aussitôt ses yeux se ferment, son corps se courbe et sa bouche s'ouvre laissant filer un faible gémissement. J'adore ces moments, où de simples doigts prennent le contrôle de la situation. Ses gémissements m'excitent ; il faut que je la fasse mouiller, il faut que je la lèche. A moitié sur elle, le long de son corps, je me glisse vers le bas en l'embrassant sur le ventre. Mes lèvres frôlent celles de son entre-jambes, mon souffre sur son clito la fait ralentir, elle sent comme approcher une nouvelle forme de plaisir. L'observation de son corps est calquée sur chacun de mes mouvements près du point sensible. Je prends mon plaisir à lui en donner, et encore plus en prévision de le faire. Mes doigts changent de position, ma langue se pose sur son clito et mes yeux sur les siens. Tout son être repart dans une danse qu'elle seule connaît les mouvements ; proche d'une trans nuptiale, où les problèmes quotidiens sont loin, où la fin n'a plus d'intérêt et où l'on y resterait bien, sans fil d'ariane ni bouée de secours, pour enfin se laisser couler et connaître à jamais l'ivresse des profondeurs.
Nos affaires durent une bonne heure. On se rhabille mutuellement. Elle est prête à partir, je suis prêt à rester. Elle m'embrasse maladroitement sur la joue droite et, sur le pied de ma porte, on se quitte ainsi. On a remis ça une fois puis je ne l'ai jamais revue ; peut-être ai-je pris peur qu'elle attende autre chose de moi...